Volunteering

Préparation du voyage en volontariat

Sauter le pas

Cela fait des années que j’y pense : il faut que je parte à l’aventure. L’été 2019 approche et je me sens à l’étroit à Paris. Je me lance alors un défi : trouver un premier boulot de rêve à l’étranger. A force d’écumer les sites de volontariat, je tombe sur la perle : On a besoin de skipper de Rafting en Bosnie Herzégovine. Lire l’aventure

Astuce Les sites de volontariat

Après avoir discuté avec le skipper en chef et sécurisé ma place de volontaire, j’obtiens ce qui va finalement m’obliger à partir : une date. J’avais tourné autour du pot depuis trop longtemps, il me restait deux semaines et tellement de choses à faire. 

Ranger ma chambre

Ça a l’air enfantin mais on ne part pas pendant un an en laissant derrière soi une poubelle pleine ou les restes du repas de midi. Plus sérieusement, je suis généreusement hébergé par mes parents dans une chambre qui devrait être loué et ne peux donc pas me permettre d’y laisser trainer quoique ce soit. Un rapide calcul vous apprend que 500€ * 12 mois = 6000€ / an. Le seul fait de louer une chambre dans Paris peut vous permettre de voyager indéfiniment. A méditer.

J’ai donc appliqué la méthode des minimalistes pour réduire mes possessions au strict nécessaire. Il a fallu donner et jeter un nombre incroyable de choses. Il me reste à présent l’équivalent de deux valises. Une à la cave qui m’attend au retour pour ne pas non plus avoir l’air d’un vagabond, et l’autre sous forme de sac à dos va me servir pour les douze mois à venir. 

 La famille et les amis

En ayant l’habitude de voir votre tante une fois par an à Noël et l’occasionnel dîner d’anniversaire, le fait de partir ne vas rien changer dans votre relation avec cette dernière. Surtout si vous ne partez que pour deux mois. En revanche, L’annonce du départ vous colle une étiquette rouge sur le front : vous allez devenir, comme le papier toilette au moment du Covid-19, ou plus poétiquement, en « rupture de stock ». Ce qui est rare est cher, et tout le monde veux se l’approprier. Morale, si vous êtes en manque d’affection, dites que vous partez (Et faites-le ou ça ne marchera qu’une fois).

Le sac

Je ne parle pas d’une valise à roulette mais bien d’un vrai sac de rando tout terrain. Il va devenir votre compagnon pour le voyage et vous vous devez de le maintenir ordonné et par-dessus tout pratique.

Pratique ça veut dire quoi ?

  • Ayez tout dedans :rien de pire que d’avoir un second sac à porter à bout de bras sur des kilomètres.
  • C’est vous qui portez, donc plus c’est léger mieux c’est.
  • Vous allez vite vous rendre compte que certaines choses sont inutiles, tandis que d’autres vont vous manquer. C’est la vie, et comme on ne peut pas tous prévoir, les ajustements se feront sur la route.
  • Compartimentez : Les objets avec une utilisation récurrente doivent être à portée de main :
  • La bouteille d’eau dans une poche latérale
    • L’électronique dans une poche séparée et imperméable
    • La nourriture dans un autre sac et débrouillez-vous pour ne pas avoir de fruits ou de légumes en contact avec des surfaces dures : D’expérience le mariage des tomates, bananes, ou poires avec une boite de conserve ou le container en plastique d’un yogourt se terminent souvent par le meurtre dudit fruit.

Le financement du départ

On ne part pas avec l’eau du robinet qui coule, et c’est pareil pour l’argent. Faites un état des lieux de votre porte-monnaie : Qu’est ce qui rentre et qu’est ce qui sort. Vous serez surpris du résultat. Il y a énormément de possibilité pour réduire ses dépenses inutiles et avoir un compte bancaire sain.

Les abonnements

  • Netflix, Amazon prime et les autres abonnements n’auront peut être plus leur place dans votre vie de voyageur. A tout un chacun ses petits plaisirs, faites un tour de la famille et mutualisez ! Il suffit d’un seul abonnement pour permettre à toute la famille ou au groupe d’amis d’en profiter.

Une banque sans frais :

  • Après avoir réalisé que mon compte bancaire était devenu lui-même la plus grosse dépense, ni une ni deux, je liquide et passe sur une banque en ligne. 

Le forfait téléphone

  • Dans cette nouvelle ère de la communication, tout passe par internet. Whatsapp, Messenger, email, Skype, Telegram, Instagram, et les sites de recrutements.
  • Une bonne connexion est indispensable pour faire du volontariat, mais il n’est pas nécessaire de la payer. Eh oui, avec une bonne organisation, il n’est pas nécessaire d’avoir recours à un forfait qui coûte des cent et des milles. Internet gratuit existe presque partout sauf en rase campagne. J’ai moi-même expérimenté avec tout un tas de restaurants, gares, certains centre-ville, bus de longue distance. Et même en demandant gentiment, il est possible que des personnes vous dépannent en créant un hot spot depuis leur propre téléphone.

La voiture

  • Celle-là, pas de miracle, vous la vendez ou vous la louez à un proche

Je n’ai pas de maison à mon nom à l’heure de l’écriture mais je l’aurais surement louée si je pouvais.

Charly en fourgon

Le financement de l'aventure

Connaissant maintenant mes dépenses, et avec 2000€ en poche, je me renseigne donc sur le coût de la vie, tout d’abord en Bosnie… Merci internet pour le calcul, nous sommes à 28€/jour donc 2500€ pour trois mois. Il va falloir faire mieux si le voyage doit durer. Je me suis attelé à limiter les dépenses futures. Il faut savoir que les trois principales sources sont : le transport, le logement, et la nourriture.

Le transport

Avion, train, bus… bien que tous les modes de transport soient possibles, un seul vous permettra de voyager gratuitement. Le bon vieux stop. Eh oui, on ne sait pas quand on arrive mais comme on n’est pas pressé, le covoiturage d’opportunité restera l’option la plus économique.

Il m’aura fallu TROIS JOURS pour faire Paris – Sarajevo. Ça m’a tellement plu que j’en ai fait une vidéo par jour 😊

Le logement

Honnêtement, je compte beaucoup sur la chance de ce côté-là. J’utilise le réseau des amis si possible mais comme le maillage de mes relations est tout sauf tentaculaire, il faut trouver quelque chose de plus fiable. Le Couchsurfing ! Si vous ne connaissez pas, le principe est de dormir chez quelqu’un qui vous héberge sur son canapé, une chambre d’ami, ou bout de sol si rien n’est libre. La contrepartie ? une fois chez vous, vous pouvez aussi héberger les voyageurs de passage dans votre ville. Comme la majorité des voyageurs ont le même état d’esprit, on se retrouve vite entre amis et les rencontres sont très souvent magiques.

Astuce Les sites de Couchsurfing alternatif

 

La nourriture

La base du volontariat est d’être nourri et logé contre un peu de travail et il n’y a donc pas trop de soucis à se faire. Par contre dans le cas où vous êtes entre deux workaway et sans le sou, manger n’est pas très difficile. Franchement, ce qui pousse et qui est à porté de main, c’est le top. Les raisins, arbres fruitiers, tomates, mûres… L’été est un bonheur.

Les invendus : si vous êtes gentils, poli et souriant, vous pouvez passer dans les restaurants ou boulangerie pour récupérer un croissant trop cuit ou une demi-baguette avant qu’elle ne finisse dans les poubelles.

Le ravitaillement en eau: les locaux sont très accueillant et vous offriront volontiers de remplir votre gourde si vous le leur demandez, surtout à la campagne.

Le dumpster diving : La société de consommation a ses limites bien établie. Le plus récent remplace le plus vieux, même si les stocks ne sont pas écoulés. Et ça fini dans les poubelles. C’est à la fois illégal et une aubaine pour les chercheurs de trésors. Attention à la chaîne du froid en été et allez y après la période des fêtes.

Vous vous souvenez des 28€/ jour de budget? Avec ces préparatifs du plus haut “standing”, les dépenses ont avoisiné les 3€/ jour, soit à peine plus que le seuil de pauvreté. ( 1.9 $ en 2020).  Si j’écris tout ça, c’est pour vous prouver que n’importe qui armé de bonne volonté, de débrouillardise et d’un peu d’audace peut partir découvrir le monde. Dans le prochain article, je vous emmène directement avec moi, au cœur du voyage.

 

Charly firing a bow

Bow making workshop in Austria

One of the goals I was dedicated to achieve on my bucket list was to learn a lot about traditional archery and bow making and sure it happened

  1. Choosing your wood

    Let’s say, for the sake of argument that you want to build your bow out of yew tree.You need to:
    -Get it from the forest,
    -Cut it to adequate size (between 1.50 m -2 m long)
    -Split the log
    -“Paint the two edges with carpenter glue on 15 cm (2 parts glue for 1 part water) so that cracks do not develop during the drying process
    -Store it for 3 years to get ride of the moisture

    splitting-Yew-Tree

  2. Choose your bow
    When choosing your bow, making the right decision at the start is important.

    -① Traditional English longbow: Long, easy to shoot, easy to make
    -② Modern style recurved bow: The only bow allowed in the olympics
    -③ Horse bow: Short bow with 3 curves, the hardest to make but so stylish

  3. Cut your wood to the right size
    -Ludivine making a Longbow need to cut a 160 cm, just above her size with shoes on to be exact
    -Charly, you would have guessed, is taking the awesome looking horse bow and cut out the 150 cm needed for it

  4. Follow your template
    -The bow is thicker at the handle and thinner at the edges.
    -You first need to mark out all the 10 cm marks from the centre of the bow
    -Looking at the template you understand that the width of the diameter decreases with the length of the bow
    -For a horse bow of 150 cm, the diameter is ( in mm) : Handle, 23, 22, 21, 20, 19, 18
    -For a longbow of 160 cm, the diameter is ( in mm) : Handle, 25, 24, 23, 22, 20, 18, 16
    -Note that the longbow is wider than the horse bow

  5. Get to work
    -Get rid of most of the wood with a draw knife until you are within 1-2 cm of your goal
    -Finish it off to the millimeter with the steel file

  6. Be precise
    -Be sure that the wood removed lives you with a flat surface or your bow will turn
    -Mistakes can happen: I was carried away by how exiting using a draw knife was and I scrapped off a millimeter too much in two different places. In this case, do not worry, and note your mistakes. When you do the second limb, be sure to do the same measurements so that your bow is equally unbalanced. This is called a correction.

  7. Bending the membres
    For the recurved and the horsebow, you need to bend your wood.
    Heat makes magic happened
    -Stick the end of your bow between two not moving bits
    -Aim at it with your heat gun
    -You will notice that the wood slowly yield to your pressure
    -When you reach the desired angle, lock it in place with a clamp until it cools off
    -Angle for Horse bow: 110°
    -Angle for recurved bow: 140°

  8. Design your tip
    -You can use a fine round file
    -Start a 3 cm from the end (2 cm for Horse bow)
    -Slight curve on the face of the bow (Basically follow the edge of your thumb)
    -Straight on the sides of the bow

  9. String your bow
    -Note the position of the legs on the picture, this is the best way to string the bow
    -If you have follow the measurements, your bow should be seriously hard to string

  10. Even out your bow
    Bow making is a science that you can perfect over time. this important step is called tillering and allows the bow to be balanced and suited to your own strength
    -First you need to make sure that both member of your bow have the same strength so that it does not snap in half.
    -On a “Bending machine” you get Shit-scared when Gerhard, the bow master ties the string to a pulley and nearly rip appart your day’s work
    -It seems to be fine so you hold on to the rope while he walks to the bow and examine it
    -It is easily seen that the red circle bends too much so material will be removed elsewhere
    -The parts bending less have more material on it, this is where you will use the file

    Note on using the file at this stage
    -Draw a line with the pencil on the bow
    -Use the file to erase that line & do it again
    -Test the bow

  11. Adjust to your own strength
    -From the moment your bow is “finished” it will lose 10% to 15% of its draw weight in the first 200 shots so do not hesitate to make it slightly stronger that what you are used to
    -For the horse bow, every time you remove material, the bow does not know it yet. You need to bend the bow a few times after each fiddling so that it get into shape

  12. Try it out
    -You need to fire 50 shots with is to feel confortable and to test the limb of your bow
    -This is especially important for the horse bow because its limbs might twist a little after the first firing

  13. The arrow rest
    -Another scary part is cutting the arrow rest because you literally saw a third of the bow
    -However once made, life is so much easier for shooting

  14. Customise your bow
    -Use a fair bit of sand paper to remove all imperfections
    -Paint or Varnish. The difference between varnishing and painting: The Varnish soaks in the wood fibres while the paint is only an outside coating
    -Let it dry for 24 h or use the heat gun on hair dryer level
    -Brush with some carpenter glue so that the wood fibers do not crack, peel or do anything unwanted
    -Fine Sand paper

  15. Enjoy life with a new sport

Thanks a lot to our workawayer host Marion and Gerhard who welcomed us in the foggy November. Gerhard had taught us so much about archery, atlatal, and Leather working it now forms the base of our knowledge on the subject. Marion on the other side, is a Storyteller and a writer of 7 books on fairytales, mythes and legends. Even with my limited German, I was transported by her storytelling.

While we had the chance to learn ll of it as part of the volunteering, I recommend taking part of their bow making workshop (Get on board the 2 days workshop to make the awesome horse bow with the glued on handle, it is just the best).

Becoming skipper in Bosnia

Charly as a skipper going down the rapids of the Neretva (02/08/2019)

To become a good skipper you need

A good knowledge of the river

There is a route of 18 kms of water that needs to be learned. The way it flows through the rapids changing over time makes it an ever-changing route. During spring, the water is very high and therefore very fast. In order to become a good skipper, I had to understand the river and learned its tricks.

“I know all the stones of the river by name because I have been stuck on every single one of them”

Momir, Skipper instructor on the Neretva

Some parts of the river are safe to jump, and swim. Depending on your crew and their motivation you can lead them to hidden gems of the river, tell stories about the surrounding nature, the history of the place or the experiences you had in the past with other crews, boats, weather.

To lead your crew and your boat

Your ability to create a team spirit and a connection with your guests at the beginning of their adventure is the single most important step that will determine the atmosphere of the rest of the trip.

– Anticipation

Tell your crew how you intend to drive around such obstacle and offer them to be part of the solution:

Ex: “Guys, in 50 metres we have a sharp turn on the right and the current will push us on the left wall. When I say so, you will need to paddle very strongly to get us away from that current.”

Doing so has multiple advantages: your crew will know you are doing your best, they know what to expect, and if it does not go according to plan, they are more likely to listen to your commands the next time.

My Experience

I started my training in June 2019 when the water was still high and fast. Not that many rocks were visible on the surface that early in the summer.

At the beginning I have sat on the front of the raft, wrapped my legs around the safety rope and recorded the reaction of the guest as they were rafting for their first time. Together we jumped from the highest possible rocks and drifted feet first in the current to learn how to stay safe if we fell out of the boat. We explored all the caves, and beaches along our route.

After a month, I have spent so much time on the Neretva river that I have become an informal skipper known by the locals. They offered me food from their barbecues and gave me drinks as I literally jumped from boat to boat. I swam through the most dangerous rapids to get the best videos of our boats and played the ocarina through the beautiful canyons.

Some extra tips from captain Charly

 

 -Making your crew laugh

Jump in the river (when it is safe to do so) and say that the first rule of a good skipper is to never leave its ship. It will dazzle them for a second before understanding that is is all right. I have abandoned my boat many times in the hands of capable passenger who were exceedingly proud to steer their family or friends during a short time.

– Make your crew will feel very proud 

If we see a boat stuck on rocks, I will explain what is the best course of action to take in order to safely advance with our boat without getting stuck. As we pass successfully, I can feel a rush of pride bursting through my crew and myself. We did it !!!